Dans la maison de la famille Kaabi, à Oueslatia, une petite ville du centre de la Tunisie, les traits sont tirés, les regards douloureux et la colère à fleur de peau, ce mercredi matin. Bilal Kaabi, l’un des fils de la famille, est mort. Il s’est fait sauter dans une voiture à Benghazi en Libye. Il avait 23 ans. Abasourdie par le chagrin et l’incompréhension, la mère de Bilal semble ailleurs. Du bout des doigts, elle caresse doucement l’enveloppe où se trouvent les diplômes de son fils. Un jeune homme gentil, amateur de football, qui venait de finir ses études en gestion des affaires.
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