Ce mensonge-là, un énorme mensonge, risque de coûter très cher à Tariq Ramadan. Depuis que «Christelle», la deuxième femme à avoir porté plainte contre lui en octobre 2017, l’accuse de viol, l’islamologue a toujours nié avoir eu des relations sexuelles avec elle. Révélée par un rapport d’expertises informatiques que Libération a pu consulter, une série de SMS (plus de 400) échangés de septembre à décembre 2009 prouve le contraire et fait s’effondrer la ligne de défense radicale du prédicateur. «C’est un tournant dans l’affaire. Lors de la confrontation de la semaine dernière, Tariq Ramadan a encore traité ma cliente de folle et de menteuse. Il devra s’expliquer», soutient Me Eric Morain, l’avocat de Christelle.