Les militantes féministes incarcérées en Arabie saoudite, dont l’arrestation, en milieu d’année, avait coïncidé avec la levée de l’interdiction faite aux Saoudiennes de conduire, ont été soumises en prison à des actes de torture et l’une d’entre elles au moins a été victime de harcèlement sexuel. C’est ce qu’affirment trois sources proches de ces détenues, présentées par Riyad comme des « espionnes », avec lesquelles Le Monde a pu s’entretenir.
L’ONG de défense des droits de l’homme Amnesty International, qui dispose de témoignages similaires, a publié, mardi 20 octobre en fin d’après midi, un communiqué formulant les mêmes accusations. Les autorités saoudiennes, que Le Monde a contactées lundi, n’ont pour l’instant pas réagi à ces allégations, aussi graves qu’inédites.
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