29 mariages de mineures par jour ont été enregistrés au cours de l’année 2017 dans le pays. Des mariages souvent temporaires, conclus pour des raisons financières.
Il aura fallu plus de huit ans au Parlement jordanien pour adopter le nouveau code du statut personnel. C’est chose faite cette semaine avec le vote «définitif» des 328 articles de la nouvelle législation qui concerne essentiellement les droits des femmes. Ses dispositions touchent au divorce, à la garde des enfants, à l’héritage ainsi qu’à l’âge légal du mariage. Ce dernier point est particulièrement scruté par les organisations de la société civile jordanienne et les défenseurs des droits humains.
Selon une étude de l’Institut de solidarité des femmes en Jordanie, 29 mariages de mineures par jour ont été enregistrés au cours de l’année 2017, soit plus d’un par heure. Au cours des cinq dernières années, 52 000 filles de moins de 18 ans ont été mariées, selon les chiffres de l’organisation, et souvent contre leur gré. Dans le même temps, on enregistre en effet 15 divorces de mineures par jour en Jordanie, soit plus de la moitié des mariages conclus. Car ces contrats se font souvent pour des raisons financières et il s’agit de mariages temporaires. Ceux-là se sont multiplié ces dernières années notamment parmi les réfugiés syriens en Jordanie où les familles cèdent leurs filles à des hommes ayant les moyens de payer des dots et qui les prennent pour deuxième ou troisième épouses.
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