Réfugiée en France après avoir fui son pays et sa famille, une jeune Saoudienne raconte son périple. La « tutelle masculine » en vigueur en Arabie saoudite limite la liberté de mouvement des femmes, ce qui explique que certaines d’entre elles profitent d’un voyage à l’étranger pour demander l’asile.
Il y a quelques semaines, la fuite médiatisée d’une jeune Saoudienne en Thaïlande a de nouveau attiré l’attention sur la situation des femmes en Arabie saoudite. Après avoir risqué un retour forcé vers son pays, Rahaf Mohammad Al Qunun a finalement pu demander l’asile au Canada.
Son cas n’est pas isolé : RFI a pu recueillir le témoignage d’une autre ressortissante saoudienne qui a obtenu le statut de réfugiée en France dans des conditions comparables. Pour taire sa réelle identité, elle a choisi de se faire appeler Julia. Son histoire est celle d’une jeune femme mariée de force, ce qu’elle n’a jamais accepté. Elle a donc décidé de s’échapper durant son voyage de noces à Paris, il y a cinq ans. La jeune femme et son mari viennent d’atterrir et c’est à l’aéroport, au moment du contrôle des passeports que tout bascule : « Je me suis dit c’est le moment ou jamais, raconte Julia. D’un coup, je me suis tournée vers le policier. Comme je pleurais, il ne comprenait pas ce que je voulais. J’ai dit : "Aidez-moi, sauvez-moi la vie, je demande l’asile ! Je demande l’asile !"
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