Faire un tour aujourd’hui devant la piscine Jean-Bron de Grenoble, c’est rencontrer des maîtres-nageurs excédés – car après les burkinis, c’est un homme qui a voulu à tout prix se baigner en short – et des usagers qui se plaignent de voir la police tous les matins devant la piscine. Une nageuse, qui vient d’Allemagne, soutient les revendications des pro-burkini – « en Allemagne, on accorde plus de droits aux communautés ». Et puis on parle avec Valérie, conseillère principale d’éducation dans un établissement scolaire de la ville, convertie il y a vingt ans à la religion musulmane, « de la branche soufie », précise-t-elle, et mariée avec un musulman. « Elles ont fait du mal à la communauté musulmane. Tout le monde ne revendique pas le burkini, le voile n’est pas demandé dans les textes religieux. En attendant, on ne parle pas de spiritualité », déplore-t-elle. Et d’ajouter : « Je ne vois pas où est la pudeur. Quand on est la seule à porter un burkini, on est encore plus regardée ! »
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