Un mouvement présentant des risques sectaires n’est pas toujours facilement identifiable au premier abord. Outre certaines tendances religieuses plus classiques, des dérives thérapeutiques sont, récemment, constatées par l’Adfi, association qui vient en aide aux adeptes et à leurs familles.
« La plaisanterie n’avait pas sa place. La colère, ou toute autre émotion révélant une frustration quelconque, devait être réprimée si nous ne voulions pas être punis. Soumis, nous ne pouvions pas parler de nos ressentis qui ne pouvaient être considérés que de nature bassement humaine, voire diabolique. L’innocence n’était pas reconnue », témoigne une jeune femme qui est née et a grandi dans un mouvement religieux présentant des risques sectaires. Ici pas de scandale sexuel, pas de suicide collectif ordonné par un certain Jim Jones, pas de meurtres sordides perpétrés par la « Famille Manson », mais une emprise lente et insidieuse. Une disparition progressive de la conscience individuelle. Une perte du libre arbitre. « La technique est toujours la même quand quelqu’un entre dans ce genre de groupe. Il est bien accueilli, chouchouté. Tout va bien. Puis peu à peu, on l’éloigne de sa famille, de ses amis. Il est isolé, fragilisé, vulnérable, puis on commence à lui soutirer de l’argent », détaille André Houel, président de l’Adfi (Associations de défense des familles et de l’individu) Bretagne Sud, qui se bat pour aider les familles et les adeptes à « retrouver une situation personnelle ou familiale normale ».
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