Un ancien juif ultra-orthodoxe a claqué la porte de sa communauté religieuse à 42 ans pour enfin réaliser le rêve qui l’a habité toute sa vie: celui de devenir chanteur rock.
« Je dirais sans aucune hésitation que la musique m’a sauvé la vie. Je n’aimais pas mon style de vie, mais je pouvais toujours me réfugier dans la musique », confie l’auteur-compositeur-interprète Danny Blueberry, rencontré à son domicile de Hampstead, sur l’île de Montréal.
Sa vie
Une dizaine d’années après avoir tourné le dos au judaïsme, Blueberry a lancé en août son premier album, intitulé Isolation (Isolement).
« Ma vie entière s’est déroulée en isolement, et c’est pourquoi j’ai appelé l’album ainsi », indique le chanteur.
L’artiste a été élevé dans une communauté juive ultra-orthodoxe de Montréal, une branche très conservatrice du judaïsme. Ce style de vie ne laisse à peu près aucune liberté, soutient le chanteur et guitariste, une dimension de la religion qu’il a toujours détestée.
« Je n’ai jamais aimé les règles, jamais aimé l’habillement, tu n’étais pas sensé posé de questions, et j’en avais des milliers en tête », indique-t-il.
Rock interdit
Pas question non plus d’écouter de la musique rock, également interdite par la religion. C’est donc par hasard – voire par erreur – qu’il a entendu, vers l’âge de 12 ans, ses premières notes de guitare électrique, un événement qui l’a « secoué ».
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