Une mission parlementaire "sur les pratiques prétendant modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne" a été lancée cet été en France. Elle débute son travail d'auditions à l'Assemblée nationale cette semaine. Le but : interdire ces pratiques encore mal identifiées en France.
Aux États-Unis, on les appelle les "thérapies de conversion". Plus confidentielles, plus secrètes en France, elles revêtent d'autres noms : "stages", "soins" et "séminaires". Mais le but est le même : encadrées par des religieux ou des psys, elles veulent amener une personne homosexuelle à changer d'orientation sexuelle... ou à choisir la chasteté.
Électrochocs, jeûnes sévères, exorcisme
Ils ne sont encore que marginaux, mais en France aussi commencent à émerger des témoignages glaçants. Électrochocs, jeûnes sévères, exorcisme. "Les courants les plus durs de toutes les religions considèrent l'homosexualité et la trans-identité comme des désordres et des choses à combattre", constate Anthony Favier, responsable du mouvement homosexuel chrétien David et Jonathan. "Il existe avec des variantes, dans chacun de ces groupes confessionnels, des pratiques pour faire en sorte que des personnes n'aient pas de rapport sexuel ou reviennent à des pratiques hétérosexuelles".
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