Mélitte Jasmin, la prêtresse vaudoue de Marly-la-Ville qui se proclamait voyante et guérisseuse a perdu sa magie. La Cour de cassation vient de rejeter son pourvoi et de confirmer sa condamnation de juin 2018 par la cour d'appel de Versailles.
La décision de la haute juridiction clôt un dossier né il y a treize ans, avec un premier signalement d'une famille suspectée de se livrer à une pratique sectaire. L'enquête des gendarmes allait ensuite révéler l'existence d'un culte vaudou, orchestré par Mélitte Jasmin, 68 ans, qui se faisait appeler « Maman », ses deux filles ainsi que son mari qui tenait le tambour.
Des fidèles et des sacrifices par dizaines
Mélitte Jasmin présidait des cérémonies pendant lesquelles des dizaines de poulets étaient sacrifiées, parfois une chèvre. Elle entrait en transe devant ses fidèles, qui ont été jusqu'à une centaine.
Des victimes qui ont expliqué avoir été dépouillées de leur argent au fil des années et des initiations, en poussant parfois jusqu'au suicide, comme Louise, pendant seize ans bonne à tout faire du temple. Des victimes piégées dans l'engrenage de ce qu'elles ont fini par appeler une secte, où leur jeunesse s'est envolée.
Voir également:
Une femme accuse d'abus de faiblesse et de viol un disciple de la secte de la révélation d'Arès [pèlerins d'Arès] Le gourou s'appelle Michel Potay
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