Clara Wasserstein et Yochonon Lowen sont sortis de l’école sans savoir ce qu’était le fleuve Saint-Laurent. Ces anciens membres d’une communauté hassidique ultraorthodoxe estiment que l’État a failli à son obligation de leur fournir une éducation digne de ce nom : ils réclament au tribunal que le gouvernement du Québec s’engage à assurer un enseignement de qualité à tous les Québécois.
Comme bien d’autres enfants de la communauté juive hassidique Tash de Boisbriand, Clara Wasserstein et Yochonon Lowen ont reçu une éducation religieuse, chapeautée par la communauté, dans les années 80 et 90. Ils n’ont donc pas de diplôme d’études primaires ni de diplôme d’études secondaires.
Le couple, qui était présent au palais de justice de Montréal lundi, allègue que le gouvernement a violé son droit à l’éducation.
Ils avancent que la majorité du temps d’instruction qu’ils ont reçu était consacré aux études religieuses et qu’ils n’ont jamais eu de cours d’histoire, de géographie, d’arts ou de sciences. La langue d’enseignement était le yiddish.
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