Dix mois après la décision rendue en première instance de condamner le Cardinal Barbarin à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé des faits d'abus sexuels commis par le Père Bernard Preynat, la cour d'appel vient de rendre son jugement : il est relaxé. Une décision qui suit les réquisitions de l'avocat général Joël Sollier lors de l'audience de fin novembre dernier. Comme en première instance, la cour d'appel a estimé que l'archevêque en savait assez, alors, pour dénoncer le père Preynat. Mais ce délit tombe sous le coup de la prescription, dont le délai est de trois ans en matière de non-dénonciation.
La cour d'appel a considéré, en revanche, qu'on ne pouvait rien reprocher au cardinal après 2014, quand Alexandre Hezez, victime du père Preynat, l'avait contacté. La justice a estimé que la victime était en mesure de porter plainte par elle-même, à l'instar de toutes les autres, ce qu'elles ont fait au final. Pour François Devaux, victime lui aussi du père Preynat et président de l'association La Parole Libéré, la justice n'a pas été au rendez-vous, en rendant cette décision.
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