Selon un sondage de l’IFOP, 51 % des personnes interrogées se déclarent non croyantes. Elles étaient 43 % en 2011.
L’éloignement des Français de la sphère religieuse continue de s’accentuer. Pour la première fois, dans un sondage de l’institut IFOP, une majorité de Français (51 %) disent ne pas croire en Dieu. Ils étaient encore une majorité de croyants en 2011 (56 %), sans même remonter à 1947 (66 %). L’incroyance est assez également répartie entre les âges, exception faite des plus de 65 ans, seule catégorie où une majorité (58 %) dit croire en Dieu. C’est l’une des données marquantes d’une enquête effectuée en ligne les 24 et 25 août par l’IFOP auprès de 1 018 personnes, à la demande de l’Association des journalistes d’information sur les religions.
Le détail des chiffres confirme une évolution bien repérée par la sociologie, à savoir que la religion est désormais plus présente dans les grandes agglomérations que dans les zones rurales. On trouve davantage de croyants dans l’agglomération parisienne (60 %) que dans les communes rurales (46 %) et même dans les communes urbaines de province (48 %), davantage en Ile-de-France (59 %) qu’ailleurs sur le territoire (47 %). Une pratique catholique désormais plus dynamique dans les centres-villes, auprès de catégories sociales plutôt favorisées, que dans des zones rurales qui pâtissent davantage de la pénurie de prêtres ; une vitalité religieuse plus forte parmi des populations de tradition musulmane ou protestante évangélique implantées dans les grandes agglomérations : les grandes villes sont devenues les premiers foyers de la pratique, indexée sur la croyance.
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