Dans la colossale et lugubre salle des pas perdus du palais de justice de Bruxelles, Ricardo trépigne et replace la veste de costume noire qu’il a choisie pour accompagner son jeans – c’est un jour important, il fallait marquer le coup. « Si son pourvoi en cassation ne marche pas aujourd’hui on sera soulagé. On pourra retrouver une vie normale mais on veut aussi que l’affaire ne s’arrête pas là : ce mec doit aller en taule ».
Ce mec, c’est Robert Spatz, leader charismatique de la communauté bouddhiste belge OKC (pour Ogyen Kuzang Chöling), fondée en pleine période hippie dans les années 1970 et jugée en cassation en ce début du mois de mars. Depuis 1997, des voix s’élèvent contre ce gourou accusé d’abus sexuels par des femmes du groupe, mais aussi d’avoir encouragé des abus physique sur les enfants de ses adeptes.
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