En Croatie, où les anti-avortement sont très actifs, six gynécologues sur dix exerçant dans le public refusent de pratiquer des avortements
Le docteur Ujevic ne comprend pas qu’on lui reproche de refuser de pratiquer des avortements. Officiellement, les femmes croates exercent librement leur droit. Dans les faits, ce droit se heurte à la pénurie de médecins et aux pressions de militants soutenus par l’Église.
"Pourquoi les gynécologues seraient-ils obligés de pratiquer des avortements ?", s’offusque Boris Ujevic, qui exerce à l’hôpital public de l’Esprit-Saint à Zagreb. "Pour moi, il s’agit d’une question morale", explique le médecin qui invoque l’"objection de conscience" que lui accorde la loi depuis 2003. Cette décision fut une victoire des groupes anti-avortement qui, depuis l’indépendance en 1991, sont très actifs dans ce pays européen conservateur, avec la bénédiction de l’Eglise.
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