Dans un article pour Vice le journaliste Robin d’Angelo a interviewé un ancien membre des bureaux de l’OSA (Office of Special Affairs) de Paris. Son témoignage éclaire sur le rôle de cette branche de la Scientologie qui peut être assimilée à un véritable service secret de l’organisation.
Entré dans la Scientologie dans les années 1970, il atteint le niveau de « clair » mais ayant rapidement perdu ce statut, il a dû tout repayer pour l’atteindre de nouveau. Puis éloigné de l’organisation pendant un temps, il y retourne au début des années 2000 lors d’une période difficile de sa vie. Il signe pour une formation trop chère pour lui, et la Scientologie lui propose alors de travailler pour l’OSA à temps partiel. Il effectuera deux contrats de cinq ans avant de quitter brusquement l’organisation. Il effectuait, en plus de son activité professionnelle, 25 heures par semaine pour un salaire plus que modeste. Pour lui cette exploitation est le propre de la Scientologie, elle est rendue possible par l’emprise qu’elle exerce sur ses membres. Elle réussit à faire croire aux adeptes qu’ils sont heureux et qu’ils doivent donner le meilleur d’eux-mêmes.
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