Sale temps pour les caricaturistes. Le 10 juin, le New York Times, quotidien le plus prestigieux du monde, a annoncé l'arrêt des caricatures dans ses pages, à la suite de la parution en avril d'un dessin jugé antisémite. En Allemagne, c'est au tour de Franziska Becker d'être au cœur d'une polémique qui rappelle tristement celles sur Charlie Hebdo. La caricaturiste et auteure de bande dessinée doit, le 29 juin, recevoir à Berlin le prix Hedwig-Dohm (une grande pionnière du féminisme allemand au XIXe siècle) récompensant l'ensemble de son œuvre. Mais sur Twitter, l'annonce a déclenché une avalanche de critiques.
En cause : des dessins jugés « islamophobes » et « racistes ». L'auteure féministe Sibel Schick estime ainsi que ce prix récompense un travail « misogyne » et qui « invite à la violence contre les femmes ». Le journaliste et éditeur Jakob Augstein a expliqué que « les caricatures sont bonnes quand elles rapetissent les grands, et non pas quand elles tapent sur ceux qui sont tout en bas. C'est pour cela aussi que les caricatures antimusulmanes de Charlies Hebdo étaient mauvaises.
/image%2F0222182%2F201210%2Fob_c003ba696f1d9646862d628b3cace5a9_sectes.gif)
