Antananarivo (AFP) - Avec leur voile blanc et leur tunique bleue, Lova et Pascaline ressemblent à s'y méprendre à des religieuses. Il y a quelques années, ces mères de famille ont rompu avec le catholicisme pour revêtir l'uniforme d'une des principales églises évangéliques de Madagascar.
"L'église de l'Apocalypse m'a sauvée. Mes douleurs ont disparu", témoigne aujourd'hui Lova Nirina Raveloarisoa, 45 ans. "L'Apocalypse m'a soutenue au décès de mon fils", renchérit son amie, Pascaline Raharimalala, 34 ans.
Des centaines sont réunies dans un amphithéâtre en plein air à Antananarivo. Une marée humaine blanche et bleue, les couleurs que "Dieu nous a révélées", explique le pasteur Mailhol, 59 ans, en costume immaculé, comme ses chaussures.
A Madagascar, pays majoritairement chrétien où le pape François est arrivé vendredi, Dieu est partout.
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