TRIBUNE. Pour Didier Leschi, l'ancien chef du bureau des Cultes, la manifestation du 10 novembre est l'œuvre d'activistes identitaires musulmans.
Le port de l'étoile jaune dans la manifestation contre « l'islamophobie » n'est que la dernière manifestation d'une concurrence victimaire aussi ancienne que malsaine qu'agitent régulièrement des responsables associatifs. On se souviendra de propos de responsables importants du culte musulman affirmant que l'État refuserait de prendre en compte la souffrance spécifique des musulmans, lesquels seraient les « nouveaux chiens ou lépreux de la République », dont la situation serait « comparable à celle de la minorité juive dans l'Allemagne nazie ».
Ces dernières années, ces affirmations ont trouvé le renfort de ceux qui se veulent de nouveaux Émile Zola défendant les juifs du XXIe siècle que seraient les musulmans en France. Outre le fait que la comparaison avec le monde juif ne rend pas justice à ceux qu'on veut servir et qui peuvent être victimes de réelles discriminations, elle constitue une faute intellectuelle autant qu'un déni des réalités. Car l'exigence éthique voudrait que l'on rappelle plusieurs choses sur la situation concrète des musulmans.
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